L’Asile, ateliers permanents : rencontre avec Ludovic Cléroux

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Il y a un peu plus d’un an, Ludovic Cléroux, étudiant aux Beaux-Arts de Bordeaux fraîchement débarqué du Québec, et Tiphaine Leuzinger, étudiante en Développement Durable à Bordeaux III, cherchent autour d’eux une équipe motivée pour investir des lieux encore virtuels  : 7 personnes se montrent d’accord pour participer et partager un loyer de 900 euros, et le projet devient réalité. Lieu de travail pour artistes et artisans, l’adresse de l’Asile emménage peu à peu dans le paysage bordelais.

Pour Ludovic et son accent qui rappelle l’ailleurs, l’arrivée en France a dépoussiéré ses clichés : « Je pensais en arrivant en France, aux Beaux-Arts, débarquer dans la référence mondiale de la culture… Je pensais naïvement que tous les français connaissaient l’art et avaient du goût mais j’ai vite compris que ça ne passait pas ici… Peut-être plus en Belgique, en Angleterre. Après, on est dans une petite ville, j’imagine que la quantité et la qualité est plus impressionnante à Paris. »

Ce qu’il a découvert à Bordeaux, c’est la multitude de micro manifestations, la richesse de la vie associative, les petits lieux comme cet Asile collectif qui font la richesse de la ville.

« Bordeaux c’est l’Europe, il y a plein de choses qui se passent, les gens sortent. A Québec, c’est plus comme un village, c’est moins dégourdi. Ici, il y a toujours des caves à découvrir, des endroits cachés.. Par contre, je connais quasiment pas de bordelais, c’est pas facile… » Les bordelais, encore très peu représentés dans la structure, sont donc les bienvenus. Un « loyer » de 80 euros par mois est demandé pour toute personne voulant investir les ateliers.

L’Asile n’est cependant pas qu’un lieu de production. Ils reçoivent les idées des uns et des autres, réfléchissent à des propositions d’expos ou d’événements et décident entre eux. L’argent que peut rapporter une manifestation et réinjecté dans la structure pour acheter du matériel. Ils se réjouissent d’avoir pu organiser des concerts qui ont amené du monde sur les lieux. Si un projet les intéresse, ils se lancent. Prochainement, ils veulent organiser un concours de courts-métrages. « Pourquoi ne pas voir travaillé avec la Kino Session ? » « On leur a demandé mais on a jamais eu de réponses, on est une petite structure invisible ». Alors ils font sans les gros poissons, il y a de la place pour tout le monde..

+ d’infos : http://l-a-s-i-l-e.com/

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