Rebetiko, une histoire urbaine

Sans la ville, le rebetiko n’existerait pas. Sa création doit tout à l’exode massif vers un nouvel urbain. En France, de cette musique on ne retrouve que peu d’écrits, quelques clichés, et une bande dessinée qui a connu son heure de gloire (Rebetiko, la mauvaise herbe, David Prudhomme). Définir le rebetiko pourrait sembler facile : musique … Lire la suite

Grand Arena de Floirac « Chéri, samedi on va rive droite. On va s’acheter un canapé et on va voir Britney »

Bordeaux est une exception « culturelle », une vraie, et pour quelques temps encore. Depuis de longues années la ville ne figure pas sur la route des tournées des grandes stars internationales de la musique. Bien que Michel Sardou, Serge Lama et autres noms de la « variet’ » continuent à « mettre en valeur » l’acoustique douteuse de la vieille patinoire de Mériadeck, celle-ci ne permet plus (ou dans de mauvaises conditions) d’accueillir les concerts des squatteurs de hit-parades mondiaux. Conséquence dramatique : pas de Britney, Rihanna, Beyoncé, Adèle et compagnie sous nos cieux bordelais.

Petites manoeuvres pour un Grand Stade : la capacité de compréhension du bordelais n’est pas celle d’un joueur de foot

Plutôt que de tomber dans la critique facile des dérives du « foot-buisness » et sa course au grand et clinquant, on préfèrera ici pointer cette manière confuse de faire la ville où acteurs privés (Girondins, M6, Vinci) et publics (collectivités) opèrent à un mélange des genres biaisant la démocratie locale en favorisant l’exploitation d’une ferveur passagère plutôt qu’en cherchant une vraie légitimation citoyenne.

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